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L’usage de drogues illicites n’est pas un phénomène marginal puisqu’on relève plus d’un million de consommateurs réguliers en France.
Parmi les 17-18 ans, la consommation régulière de cannabis est aussi fréquente que la consommation régulière d’alcool.
Il n'y a pas de drogues inoffensives. L'usage de la drogue modifie le comportement du conducteur et intervient das les accidents de la route.
Dossier réalisé en collaboration avec l'association Prévention Routière
Conduite sous influence de stupéfiants : ce que dit le code de la route
La conduite sous influence de stupéfiants, quel qu’en soit le taux, est punie d’un retrait de 6 points du permis, et au maximum de 2 ans de prison et de 4 500 € d’amende.
Si le conducteur se trouve également en état alcoolique (0,5 g/l dans le sang ou plus), les peines sont portées à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende.
Des peines complémentaires peuvent être prononcées (suspension du permis, travail d’intérêt général, stage de sensibilisation...).
Cannabis (encore appelé herbe, « beuh », haschisch, marijuana), ecstasy, héroïne, cocaïne... Toutes présentent un danger car leur consommation modifie profondément le comportement du conducteur.
Certaines drogues comme l’ecstasy entraînent temporairement un état d’éveil et d’excitation qui masque la fatigue. Elles induisent un faux sentiment d’assurance et de contrôle de soi. Elles augmentent les prises de risque et peuvent provoquer des comportements irrationnels au volant.
Le cannabis altère la vision, l’audition et les capacités de coordination. Le temps de réaction s’allonge, la capacité de contrôle d’une trajectoire s’amoindrit et la réponse en situation d’urgence se détériore. Certains types de cannabis à forte teneur en principes actifs peuvent provoquer une véritable ivresse.
Le nombre de victimes imputable au cannabis est de 230 tués par an sur les routes, dont une grande part a moins de 25 ans.
Le conducteur positif à la fois au cannabis et à l’alcool a 14 fois plus de risque d’être responsable d’un accident mortel qu’un conducteur négatif à l’un et à l’autre.
Le dépistage de stupéfiants se fait par analyse d’urine ou test salivaire. S’il est positif, une prise de sang est effectuée.
Même en cas de consommation ancienne (par exemple la veille du contrôle), le test peut s’avérer positif et entraîner une rétention immédiate du permis en attendant les résultats de l’analyse de sang
Quand je conduis après avoir fumé, je conduis moins vite. Je ne prends donc pas de risque.
En cas d’urgence, vous aurez du mal à réagir rapidement et correctement. Sous influence de cannabis, vous avez 2 fois plus de risques d’être responsable d’un accident mortel.
Je fume régulièrement. Cela me fait donc beaucoup moins d’effet.
Lorsque l’on fume, on recherche certains effets. Si les effets diminuent avec l’usage, le consommateur augmentera la quantité absorbée pour retrouver les mêmes effets. C’est la logique du produit