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Première cause de maladie professionnelle en France, les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent actuellement le problème de santé au travail le plus répandu en Europe.
Directement liés aux conditions de travail, les TMS se traduisent par des douleurs qui peuvent devenir invalidantes et conduire à des incapacités de travail.
Quels sont ces troubles et leurs facteurs de risque ? Comment les prévenir ?
Les troubles musculo-squelettiques en chiffres
Selon une étude de l’agence européenne pour la sécurité et la santé au travail réalisée en 2007, un quart des travailleurs européens se plaignent de maux de dos et 23 % de douleurs musculaires.
En France, les TMS représentent 95% des maladies professionnelles (avec ou sans arrêt de travail) reconnues pour les salariés agricoles et 81% pour les actifs du régime général.
Source : base de données de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS/DRP) pour le régime général (RG) et de la Caisse centrale de la Mutualité Sociale Agricole (CCMSA) pour le régime agricole.
Tendinites de l’épaule et du coude, douleurs au poignet, lombalgies, syndrome du canal carpien … les troubles musculo-squelettiques affectent les muscles, les tendons et les nerfs.
Les TMS se traduisent par des douleurs de plus en plus gênantes, voire invalidantes pouvant conduire à une incapacité de travail. Au début, ces affections se manifestent par une sensation d’irritation ou de fourmillement, une fatigue musculaire puis une douleur pouvant entraîner un handicap dans la vie professionnelle et la vie privée.
Les troubles musculo-squelettiques regroupent une quinzaine de maladies touchant les tissus mous situés autour des articulations. Ils sont localisés au niveau du poignet, des épaules, du coude, des genoux...
Le syndrome du canal carpien est la pathologie la plus connue et la plus répandue ; les tendinites sont aussi des formes fréquentes de TMS.
Les TMS concernent aussi bien les hommes que les femmes quel que soit leur âge.
Au cours de la vie professionnelle, ce sont les facteurs biomécaniques (travail en force, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, matériel de manutention défaillant ou inapproprié, etc.) associés à une organisation de travail inadaptée avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d’isolement, pression des résultats, etc.) qui entraînent les TMS.
Au-delà des caractéristiques individuelles des salariés (âge, état de santé, histoire individuelle…), les facteurs de risques dépendent donc principalement de l’organisation du travail qui laisse ou non au salarié une marge de manœuvre pour réguler son activité (possibilité de changer de position, d’anticiper un défaut, de se détendre, d’être aidé par un collègue...) et réaliser son travail dans des conditions psychologiques plus confortables.
Les TMS touchent presque toutes les professions et les entreprises de toute taille.
Les secteurs d’activité principalement touchés sont l'industrie agroalimentaire, la grande distibution, le BTP, les services aux personnes.
En France, les troubles musculo-squelettiques sont reconnues au titre des maladies professionnelles.
La lutte contre les troubles-musculo-squelettiques suppose une démarche de prévention durable qui s'inscrit dans la politique de maîtrise des risques professionnels au sein de l'entreprise.
Les différents acteurs (direction, salariés, CHSCT, délégués du personnel, médecin du travail…) doivent être impliqués dans le processus d'analyse et d'actions correctives à mettre en place :