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Sécurité des enfants piétons : le rôle des parents est capital

Adulte tenant la main d'une enfant avant de traverser un passage piéton

Dossier, 8/26/13

Chaque année, 3 000 piétons de moins de 15 ans sont victimes d’un accident de la circulation, une vingtaine perd la vie. Face aux dangers de la route, la sécurité des enfants est une priorité, leur éducation routière doit commencer le plus tôt possible. Les parents ont un double rôle capital, irremplaçable, à jouer : celui de protecteurs et, plus encore, celui d'éducateurs. Pourquoi l’enfant est-il un piéton vulnérable, comment l’aider à devenir autonome en lui apprenant les mesures de sécurité essentielles ?

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Sommaire

Sécurité routière enfants : les parents sont les premiers éducateurs

Education routière des enfants : soyez des parents exemplaires

Pendant de nombreuses années, l’enfant prend ses parents pour modèle. C’est pourquoi votre comportement dans la rue …et au volant doit être exemplaire.

 

Lorsque vous traversez la rue, expliquez-lui qu’il faut :

  • aller sur un passage piéton S’il n’y en a pas, montrez lui comment choisir un endroit où il verra bien et loin des deux côtés et où il sera visible ;
  • être aussi vigilant sur les passages pour piétons qu’en dehors ; Regarder à gauche et à droite puis encore à gauche, avant de s’engager sur la chaussée pour voir si des véhicules arrivent ;
  • vérifier, s’il y a des feux, que le petit bonhomme est vert : dans ce cas, c’est le seul moment où un piéton a le droit de traverser. Même si le feu est rouge pour les voitures, il faut que tous les véhicules soient à l'arrêt avant de s'engager ;
  • traverser en marchant et surtout pas en courrant car on risque de tomber sur la chaussée. 

Multipliez les déplacements à pied, en famille pour éduquer l'enfant piéton

  • Montrez-lui la différence entre les espaces de jeu et ceux réservés à la circulation. Faites-lui découvrir où marchent les piétons, sur le trottoir du côté des maisons.
  • Faites rechercher à votre enfant les dangers de la route : sorties de garages, travaux, livraison ou voiture mal garée, trottoir encombré, tombée de la nuit, pluie, neige, etc. Donnez-lui des conseils concrets en prenant le temps de lui en expliquer les raisons.
  • Faites-vous « emmener » par votre enfant pour vous rendre compte des points à approfondir.

Education routière : l’apprentissage des enfants doit commencer le plus tôt possible

Attention ! Etre capable de circuler seul n’est pas qu’une question d’âge

Votre enfant ne devra circuler tout seul que lorsque vous aurez acquis la certitude qu’il comprend les dangers de la route et réagit correctement.

Le risque d’accident est maximum au moment de la prise d’autonomie, lors de l’entrée au collège. C’est pourquoi l’éducation routière doit commencer dès le plus jeune âge dans la rue, au quotidien.

 

Le rôle des parents est crucial dans cette préparation à l’autonomie. La surprotection est inutile, mieux vaut donc adopter une pédagogie permanente et évolutive selon la maturité de l’enfant.

 

  • Dès trois ans,

même si votre enfant est trop jeune pour effectuer des trajets tout seul, vous pouvez  commencer son éducation routière Montrez-lui comment marcher sur le trottoir, traverser et repérer les dangers. Apprenez-lui à regarder tout ce qui se passe dans la rue.

  • Vers 7 ans,

votre enfant peut marcher sans donner la main, mais cela ne signifie pas qu'il peut se déplacer en permanence tout seul. C'est encore un peu trop tôt. Deux règles simples sont à instaurer : il doit vous donner la main pour traverser et toujours se placer du côté des maisons.

  • Vers 8 ans,

l'enfant connaît et anticipe les dangers de la route. On considère donc qu’il peut commencer à circuler seul à cet âge, mais seulement à deux conditions :

- le trajet doit être court et simple (avec un minimum de traversées, de sorties de garage, etc.) ;

- l'enfant doit avoir appris à maîtriser le trajet qu'il va effectuer seul, c'est-à-dire avoir déjà repéré et parcouru ce trajet de nombreuses fois avec un adulte qui lui aura fait découvrir les dangers de l'itinéraire.

Sécurité piéton : l’enfant est vulnérable face aux dangers de la route

Les enfants n’ont pas la même expérience de la circulation que les adultes. Certaines de leurs particularités rendent la circulation délicate : difficulté à repérer l’origine des sons, à évaluer les distances et à se concentrer sur une seule chose à la fois, panorama visuel limité de l’enfant mais aussi difficulté pour les autres usagers de la rue de le voir en raison de sa petite taille...

 

  • Jusqu’à 6/7 ans,

un enfant ne peut faire qu’une seule chose à la fois : s’il veut rejoindre ses copains de l’autre côté de la rue, il ne pensera qu’à cela et pas à regarder avant de traverser.

  • A partir de 7/8 ans,

il commence à pouvoir tenir compte de plusieurs informations à la fois.

  • Vers 11 ou 12 ans,

il est vraiment capable de prévoir l’évolution des situations et d’anticiper.