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Mangez équilibré !

Pèse personne sur lequel sont posés une fourchette, un couteau, une banane, une pomme et un yaourt

Dossier, 4/5/10

Manger est un des grands plaisirs de la vie, celui de la gastronomie, du partage, de la convivialité d’un repas entre amis ou en famille. Le plaisir n’est en aucun cas incompatible avec la santé. En choisissant de manger plus équilibré, vous gagnez un surcroît de plaisir, celui de prendre votre santé en main !

alimentation, équilibre alimentaire

Conception-rédaction : ADD HUMAN Cie en collaboration avec le Dr Serge Hercberg (INSERM/INRA/CNAM, Paris)

Sommaire

Qu’est-ce que l’équilibre alimentaire ?

Régimes restrictifs : attention aux carences !

Des régimes restrictifs prolongés peuvent être responsables de déficiences ou carences en vitamines et en minéraux.

Si vous suivez un tel régime, demandez toujours conseil à votre médecin.

L'équilibre alimentaire : c'est un apport suffisant en nutriments

Les aliments apportent à l’organisme diverses substances dénommées nutriments (glucides, lipides, protéines, vitamines et minéraux).

Les apports en nutriments doivent être suffisants pour couvrir les besoins physiologiques et assurer ainsi le bon fonctionnement de l’organisme. 

L'équilibre alimentaire : c'est une alimentation variée, il faut «manger de tout»

Il n’y a pas d’aliment parfait apportant, à lui-seul, tout ce qui est nécessaire. A contrario, aucun aliment n’est diabolique et à interdire formellement.

Il est donc indispensable de varier son alimentation, consommer en quantité suffisante ceux qui jouent un rôle protecteur et limiter ceux dont l’excès augmente certains risques.  

Il faut aussi adapter ses apports en fonction de ses dépenses en énergie (variable selon l’âge, le niveau d’activité physique, etc.)

 

9 grands principes pour mieux équilibrer son état nutritionnel

Guide alimentaire et recommandations du Programme National Nutrition Santé, 2001-2005.

 

1Des fruits et des légumes

Au moins 5 par jour : crus, cuits, natures ou préparés, frais, surgelés ou en conserve.

2Pains, céréales, pommes de terre et légumes secsA chaque repas, selon votre appétit : variez les plaisirs et favorisez les aliments céréaliers « complets ». 
3Laits, fromages et produits laitiers

Trois par jour : préférez les fromages les plus riches en calcium, (pâtes dures) les moins gras et les moins salés.

4Viandes, volailles, produits de la pêche et oeufs

Une à deux fois par jour, en quantité inférieure à l’accompagnement. Ce qui veut dire toujours moins de viande que de légumes.

Le poisson, c’est bon au moins deux fois par semaine. Pour les viandes, choisissez les moins grasses.

5Matières grasses ajoutées

Huile, beurre, margarine... : limiter la consommation !

Privilégiez les matières grasses végétales (huile d’olive, de colza...). Limiter les graisses d’origine animale (beurre, crème...).

6Produits sucrés

Consommation à limiter, surtout ceux à la fois gras et sucrés (pâtisseries, crème dessert, chocolat, glaces...). Mais un petit plaisir sucré, de temps en temps est tout à fait acceptable... 

7Boissons

De l’eau à volonté au cours et en dehors des repas. Limitez les boissons sucrées, préférez les « allégées » (light). Avec l’alcool, pas plus de deux verres de vin (ou 2 demis de bière ou 6 cl d’alcool fort) par jour pour les femmes et trois pour les hommes.

8Sel 

Limiter la consommation, n’en rajoutez pas trop... Dans l’eau de cuisson ou avant d’avoir goûté un plat. Prudence avec les fromages, la charcuterie et les produits apéritifs les plus salés !

9L'activité physiqueDans la vie quotidienne : au moins l'équivalent d'une demi-heure de marche par jour.

 

A certains moments clés de la vie, bien se nourrir, c’est encore plus vital !

Le nourrisson : s’il est allaité, c’est encore mieux  !

Le lait maternel représente l’alimentation idéale pour les nourrissons.

Une alimentation exclusivement à base de lait (lait maternel ou lait premier âge) suffit à une croissance harmonieuse du nourrisson jusqu’à l’âge de six mois.

 

Prudence, une diversification alimentaire trop précoce ne convient pas au tout-petit. 

L’enfant : c’est le moment de prendre de bonnes habitudes

  • Apprendre le plaisir de manger à table, en prenant son temps.
  • Bien manger aux repas pour ne pas grignoter entre les repas.
  • Manger de tout, sans interdit alimentaire.
  • Limiter les boissons riches en calories (soda...) et les aliments gras et sucrés. 

L’adolescent : ses besoins sont encore plus importants

En pleine croissance, l’adolescent a des besoins énergétiques, en vitamine D, en calcium et en fer (pour les adolescentes) majorés. N’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin.

Et gardez le cap ! Continuez à insister sur les bonnes habitudes alimentaires. 

La femme enceinte

La grossesse est une occasion d’améliorer son alimentation, mais il faut aussi tenir compte des besoins spécifiques à cette période.

Attention aux déficiences en fer, en folates et en vitamine D : demander l’avis de votre médecin. 

La personne âgée est souvent fragilisée et carencée

En vieillissant, le comportement alimentaire se modifie et cela peut être source de carences. Il faut veiller à consommer suffisamment de calcium, de vitamine D et éviter la dénutrition : demander l’avis de votre médecin.

 

L’alimentation, la meilleure alliée pour notre santé

L'équilibre alimentaire pour préserver son état de santé et sa qualité de vie

Un équilibre nutritionnel, une consommation variée avec une répartition satisfaisante des quantités ingérées permettent par la consommation régulière d’aliments et de plats largement disponibles en France, de préserver un bon état de santé et la qualité de vie (1).

Notre alimentation joue un rôle essentiel pour construire notre santé.

En revanche, une «alimentation déséquilibrée» favorise ou contribue à aggraver un grand nombre de maladies chroniques, en forte progression dans les pays industrialisés (1,2).

 

En particulier :

  • Les maladies cardiovasculaires : première cause de décès en France.
  • Les cancers : plus de 240 000 nouveaux cas sont découverts chaque année.
  • Le surpoids et l’obésité : concernent plus d’un enfant sur 6 et leur fréquence ne cesse de progresser en France depuis quelques années.
  • L’ostéoporose responsable d’une fragilité osseuse : concerne 1 femme sur 5 à 60 ans.
  • L’hypercholestérolémie (excès de cholestérol dans le sang) : plus d’un adulte sur 5 a un taux de cholestérol trop élevé (supérieur à 2,5 g/litre).
  • Le diabète (excès de sucre dans le sang) : près de 1,5 million de personnes sont concernées par cette maladie.

 

 

Sources

(1) Programme National Nutrition Santé, 2001-2005. Direction Générale de la Santé. 2001

(2) Rapport du Haut Comité de Santé Publique : Pour une Politique Nutritionnelle de Santé Publique en France, Editions ENSP, 2000.

Equilibrer son alimentation : qui contacter ?

Votre médecin de famille

Par son suivi régulier et par la connaissance de votre famille, il peut vous donner les conseils alimentaires qui vous conviennent le mieux en fonction de votre état de santé et d’éventuels facteurs de risques.

Le nutritionniste

Médecin spécialisé dans le diagnostic et l’élaboration de programmes nutritionnels adaptés à chaque situation médicale, il peut personnaliser les conseils nutritionnels dont vous avez besoin.

Votre médecin peut aussi vous orienter vers un endocrinologue (spécialiste des glandes endocrines et des hormones) pour une prise en charge de certains troubles métaboliques majeurs (diabète, dyslipidémie,...).

Le (la) diététicien(ne)

Professionnel paramédical spécifiquement formé pour l’éducation nutritionnelle, le soutien et l’accompagnement dans l’application des mesures recommandées.