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Dossier, 9/15/10
Conduire un véhicule exige certaines capacités physiques : motricité, rapidité d’action, vision, audition... et ce, quel que soit son âge ou son expérience de la route. En France, contrairement à certains pays européens, aucune visite médicale n’est obligatoire pour obtenir ou conserver le permis « voiture » ou « moto ». Le permis de conduire français n’est pas limité dans le temps. S’assurer régulièrement de ses capacités physiques à conduire est indispensable.
Sécurité sur la route : vérifiez vos capacités physiques à conduire
Impossible par exemple de bien conduire sans bien voir ou sans réagir rapidement à un événement inattendu. Même si certaines altérations n’apparaissent bien souvent qu’avec l’âge, il faut savoir tout au long de sa vie se remettre en question et vérifier ses capacités physiques à conduire.
Pour déterminer si vous êtes apte à conduire, provoquez une discussion à ce sujet avec votre médecin traitant et faites contrôler régulièrement votre vue chez l'ophtalmologiste. Si vos capacités diminuent, adaptez de vous-même votre conduite : limitez-vous à des itinéraires familiers, évitez les difficultés (conduite de nuit, grands départs de vacances, etc.) et portez vos lunettes pour conduire.
Conduite et aptitude du conducteur : de nouvelles normes pour plus de mobilité en toute sécurité
La directive européenne du 25 août 2009 a fait évoluer les normes applicables au sein de l’Union européenne pour la conduite en ce qui concerne les troubles de la vision, le diabète et l’épilepsie. Un arrêté publié le 14 septembre 2010 au Journal officiel transpose cette directive en France.
En savoir plus sur le site de la Sécurité Routière
Certaines maladies ou handicaps sont incompatibles avec le permis de conduire (syncope récurrente, déficience auditive sévère...).
D’autres autorisent le droit de conduire temporairement ou nécessitent des aménagements obligatoires (rétroviseurs bilatéraux, embrayage automatique, etc.).Certaines restrictions peuvent être émises sur le permis de conduire.
Pour plus d’informations, contactez le service des permis de conduire de votre préfecture.
Fièvre, toux, maux de gorge peuvent altérer la vigilance et vos sens, voire abaisser le tonus musculaire, avec un impact direct sur votre capacité à conduire. Certains traitements ont également une incidence directe sur votre aptitude à conduire. Votre pharmacien, comme votre médecin, peut vous renseigner utilement à ce sujet.
Les pictogrammes
Ils signalent sur le conditionnement de certains médicaments les effets du traitement sur la conduite.
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Le médecin doit donner à son patient une information claire et appropriée sur son état de santé.
Si une affection ou un traitement est susceptible d’avoir des conséquences sur la conduite d’un véhicule, le médecin, tenu au secret professionnel, le signale au patient. Le patient informé doit alors prendre les dispositions adéquates (arrêt de la conduite, aménagement du véhicule, consultation d’un spécialiste...).
En cas de doute, provoquez une discussion à ce sujet lors de la consultation médicale.
Si l’un de vos proches ne veut pas arrêter de conduire malgré des troubles importants et à défaut de le convaincre, demandez à son médecin traitant d’intervenir.
Si après cela, il refuse toujours d’entendre raison, il est possible en dernier recours d’avertir le préfet qui pourra saisir la commission médicale départementale.
Cette commission vérifiera que le conducteur a bien les capacités physiques nécessaires pour conduire. En cas d’avis d’inaptitude à la conduite, le préfet pourra à l’extrême annuler le permis.
La fatigue au volant : un risque d'accident relativisé
Sources : Enquête TNS Sofres 2010 pour AXA Prévention
Une étude récente révèle que les personnes qui conduisent malgré leur état de fatigue ont un risque jusqu’à 3 fois plus élevé d’accidents de la circulation.
Au-delà de 17 heures de veille active, les réflexes de l’automobiliste diminuent autant que s’il avait un taux d’alcool de 0,5 g/l dans le sang.
Il est inutile d’essayer de lutter contre la somnolence. Dès les premiers signes, arrêtez-vous, même s’il ne vous reste que peu de kilomètres à parcourir car ils nécessitent eux aussi votre attention. Dans tous les cas, une pause toutes les 2 heures est indispensable. Parfois la pause détente ne peut suffire, une sieste de 10 à 15 minutes est alors nécessaire.
La nuit entre 2h et 5h et, dans la journée, entre 13h et 15h, à l’heure de la sieste.
Le manque ou une mauvaise qualité de sommeil, un repas trop lourd (trop sucré ou trop gras), l’absorption même modérée d’alcool ou de stupéfiants tel que le cannabis, la chaleur ou le froid excessif dans la voiture, la cigarette par la réduction de l’oxygène dans l’habitacle qu’elle entraîne...

Les conducteurs âgés ont plus d’accidents que les autres.
Statistiquement, ce sont les jeunes qui composent une catégorie de conducteurs « à risque ». Toutefois, au-delà de 75 ans, le nombre d’accidents augmente à nouveau. Les dommages corporels sont plus importants, notamment du fait de la vulnérabilité et la fragilité des personnes de cet âge.
Un médicament vendu sans ordonnance n’altère pas ma capacité à conduire.
Certains médicaments, notamment les sirops contre la toux contenant de la codéine ou ses dérivés, peuvent provoquer une somnolence incompatible avec la conduite. Vérifiez si le conditionnement du médicament comporte un pictogramme.
Ceux qui ont des problèmes de vue le savent bien.
D’après l’Association nationale pour l’amélioration de la vue, un automobiliste sur trois voit mal et l’ignore, un sur vingt très mal et ne le sait pas. Faites contrôler votre vue régulièrement.