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Dossier, 10/26/11
La méningite désigne une infection des méninges, les membranes qui tapissent le cerveau. Cette infection peut avoir différentes causes, dont dépendent la gravité et le traitement. Côté prévention, il existe des vaccins pour se prémunir contre certaines formes de méningites.
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Sources : Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 22 mars 2011 / n° 10-11. Centre Duke, Encyclopédie pratique de la nouvelle médecine, Editions Robert Laffont.
Il serait plus exact de parler de méningites au pluriel, car il existe différentes formes de méningites selon l’origine de l’infection. En effet, il peut s’agir de virus, de bactéries et de champignons, d’où la classification en méningites virales, bactériennes et fongiques.
Les méningites virales
Les méningites virales sont les plus fréquentes. Elles sont liées à des entérovirus, comme ceux qui circulent durant l’hiver et qui provoquent les fameux rhumes et autres infections hivernales.
Ces virus se transmettent facilement par les gouttelettes de salive projetées lors de la toux, des éternuements, mais aussi par l’eau et les objets contaminés.
Les méningites virales touchent essentiellement les enfants et les jeunes de moins de 30 ans, et surviennent en hiver. Elles sont généralement bénignes, elles ne nécessitent pas de traitement et guérissent spontanément en quelques jours.
Les méningites bactériennes
Les méningocoques sont les bactéries les plus souvent en cause dans les méningites bactériennes. Viennent ensuite les pneumocoques, l’Haemophilus influenzae et le bacille de la tuberculose. Après avoir pénétré l’organisme, ces bactéries atteignent le cerveau en passant dans la circulation sanguine, provoquant rapidement une infection des méninges avec des symptômes inquiétants et pouvant entraîner des séquelles neurologiques (perte de l’ouïe, troubles de la parole, retard mental, troubles moteurs, troubles de la croissance, troubles de la vue), et mener jusqu’au coma.
Le traitement est une urgence. Il repose sur l’injection intraveineuse d’antibiotiques.
Les méningites bactériennes touchent plus particulièrement les enfants de moins de 5 ans.
Les méningites fongiques
L’infection est liée à des champignons et touche plus souvent les personnes atteintes d’immunodéficience. Comme pour les méningites bactériennes, la méningite fongique est une urgence qui nécessite un traitement immédiat.
Toutes les méningites ont des symptômes d’alerte communs :
A cela s’ajoutent : une sensibilité à la lumière, des nausées, des vomissements, une somnolence et une confusion.
Face à de tels symptômes, il faut immédiatement contacter les secours en composant le 15 ou le 112 (numéro européen).
Le diagnostic de méningite sera établi par l’identification du germe en cause dans le liquide céphalorachidien.
Contre les méningites virales, les recommandations sont similaires à toutes les infections virales hivernales et reposent sur des règles d’hygiène simples et de bon sens : lavage fréquent des mains, usage de mouchoirs jetables, éternuements et toux dans le creux de son bras pour éviter les projections à l’entourage, évitement des contacts avec les personnes infectées, pas de poignées de main ni de bisous, etc.
Contre les méningites bactériennes, il existe des vaccins mais qui protègent uniquement contre les méningites bactériennes correspondantes.
Depuis l’introduction dans le calendrier vaccinal du vaccin contre l’Haemophilus influenza B, les méningites liées à ce germe ont disparu. Le schéma vaccinal comprend trois doses chez les nourrissons à 2, 3 et 4 mois et un rappel à 16-18 mois. L’injection est réalisée en combinaison avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio et la coqueluche. Un rattrapage est prévu jusqu’à l’âge de 5 ans.
Il existe un autre vaccin, contre les méningocoques C cette fois, qui est recommandé pour tous les nourrissons âgés de 12 à 24 mois. Une seule dose suffit, avec un rattrapage jusqu’à 24 ans.
Enfin, contre les méningites bactériennes à pneumocoque, il existe un vaccin conjugué 13-valent (dirigé contre 13 sérotypes de Streptococcus pneumoniae, contre 7 auparavant). Il est recommandé pour tous les nourrissons selon un schéma vaccinal à deux injections à deux mois d’intervalle (soit à 2 mois et 4 mois) et un rappel à 12 mois.
Les vaccins protègent les nourrissons et les jeunes enfants de certaines méningites, mais ce geste vaccinal profite également à l’entourage, car toute personne vaccinée contribue à limiter la transmission des germes pathogènes…