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Mortel scooter : une campagne pour voir la réalité en face

Mortel Scooter Vidéo 1

Actualité, 12/1/09

L'association Prévention Routière et Assureurs Prévention renouvellent leur campagne Mortel Scooter afin de sensibiliser les jeunes usagers de cyclomoteurs, et en particulier les jeunes garçons de 14 à 18 ans, aux risques liés à la conduite d'un cyclomoteur. Cette nouvelle campagne s'adresse également aux parents des adolescents concernés.

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Une priorité : améliorer la sécurité des jeunes cyclomotoristes

Les accidents de cyclo en chiffres

  • En 2009, 95 cyclomotoristes âgés de 14 à 17 ans sont morts sur les routes françaises et 4 503 ont été blessés. L’accident en cyclomoteur est à l’origine du plus grand nombre de victimes sur la route dans cette tranche d'âge ;

 

  • Le risque d’accident à cyclomoteur culmine à 16-17 ans avec 61 tués et 3 082 blessés2 ;

 

  • Il y a 22 fois plus de risque d’accident mortel à cyclomoteur qu’en voiture (à nombre égal de kilomètres parcourus) ;

 

  • Près de 50 % des cyclomoteurs accidentés sont débridés3 et 65 % ne sont pas conformes sur au moins un des points contrôlés4 (débridage et/ou éléments de sécurité) ;

 

  • Plus d'1 jeune cyclomotoriste tué sur 10 ne portait pas de casque5

Selon une étude1 menée pour l’association Prévention Routière et Assureurs Prévention auprès d’adolescents et de parents, seulement 12 % des adolescents âgés de 14 à 17 ans conduisent un cyclomoteur, dont 10 % régulièrement.

 

Ces chiffres rendent d’autant plus inacceptable le fait que le cyclomoteur soit à l’origine de 59 % des victimes de la route dans cette tranche d’âge.

 

C’est pourquoi l’association Prévention Routière et Assureurs Prévention renouvellent leur campagne Mortel Scooter, afin de sensibiliser les jeunes aux risques liés à la conduite d’un cyclomoteur.

 

Les deux partenaires demandent également aux pouvoirs publics de faire du Brevet de sécurité routière (BSR) un véritable permis de conduire, avec un examen et une formation adaptée aux besoins réels de chaque adolescent.

 

1Etude Les adolescents et la pratique du cyclomoteur 

2Source : La sécurité routière en France - Bilan de l'année 2009 - ONISR (Observatoire national interministériel de sécurité routière)

3Etude sur le débridage des cyclomoteurs - BCA Epertise pour la FFSA - 2007 

4Echappement, filtre, moteur, transmission, cylindre.

5Cyclomoteurs - Grands thèmes de la sécurité routière en France - ONIRS - Février 2008

Un message : l'accident grave change le cours de la vie de façon définitive

Cette seconde édition de la campagne Mortel Scooter, vise de nouveau à sensibiliser les jeunes usagers de cyclomoteurs, et en particulier les garçons de 14 à 18 ans, aux risques liés à la conduite d’un cyclomoteur.

 

Les 14-18 ans sont les plus touchés par ces accidents, les plus prompts à adopter des comportements à risque en cyclomoteur et en même temps les plus réticents aux discours de prévention « classiques ».

 

Cette nouvelle campagne s’adresse également aux parents des adolescents concernés, qui ont un rôle important à jouer dans la promotion de comportements responsables en deux-roues. 

L’objectif de la campagne Mortel Scooter

Fragiliser le sentiment d’invulnérabilité des jeunes en leur montrant les conséquences de certains comportements sur la route.  

Son principe

Relater des faits, faire témoigner de jeunes accidentés ou leurs proches (copains, frères et soeurs, parents…), sans discours moralisateur ou culpabilisant, tel est le principe de la campagne. 

Les témoignages sont sous forme de vidéos, très courtes (moins d’une minute trente).

 

La vidéo « Jour J » : les minutes qui suivent l’accident

Elle montre l’arrivée des secours sur un accident grave.

C’est le jour de l’accident, le « Jour J ». celui où tout bascule. 

 

Les videos témoignages de jeunes accidentés ou leurs proches (copains, frères et soeurs, parents…)

  • Les jeunes accidentés

Mortel Scooter Vidéo 3

Mélanie, Marie, Bertrand, Nicolas, Corentin, Clément, Jorick, Vincent. Tous les 8 ont été blessés dans un accident de cyclomoteur. Ils gardent des séquelles plus ou moins lourdes de leur accident (prothèse, paralysie, aphasie…).

Cet accident a changé leur vie. Ils la vivent pleinement mais souhaitent que leur témoignage évite à d’autres de se retrouver dans la même situation.

  • La famille et les proches

Ces proches de jeunes accidentés ont eu à accompagner leur frère, leur ami ou leur fils victime de blessures graves, de handicaps durables. Certains ont du faire face au décès d’un proche.

  • Les jeunes professionnels

Professionnels de l’urgence, du soin, de la mécanique. Tous dans leur métier sont confrontés au quotidien aux conduites à risque et aux conséquences des accidents de scooter.

Deux demandes : faire du BSR un véritable permis de conduire et mettre en place un contrôle technique des deux-roues motorisés

L’association Prévention Routière et Assureurs Prévention renouvellent également leur demande auprès des pouvoirs publics de faire du BSR un véritable permis de conduire et de mettre en place un contrôle technique des deux-roues motorisés. 

Faire du BSR un véritable permis de conduire

Instituer un véritable permis de conduire et l'accompagner d’une formation complète permettant aux jeunes de mieux décrypter les situations dangereuses qu’ils seront amenés à rencontrer, et de mieux comprendre les risques liés à l'alcool, la drogue, le débridage, le mauvais entretien du cyclomoteur ou encore le défaut d'équipements de protection.

 

La majorité des parents (86 %) et des adolescents (80 %) interrogés dans l’étude estime d’ailleurs que

cette mesure serait bénéfique pour la sécurité des conducteurs de cyclomoteurs.

Mettre en place un contrôle technique des deux-roues motorisés

Ce contrôle technique, dont la faisabilité a été démontrée, permettra de vérifier l’état du cyclomoteur et de s’assurer qu’il n’est ni kité ni débridé et ainsi de lutter efficacement contre le mauvais état du parc et l’insécurité des jeunes conducteurs de cyclo.