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Dossier, 2/11/11
Première cause de maladie professionnelle en France, les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent le problème de santé au travail le plus répandu. Directement liés aux conditions de travail, les TMS se traduisent par des douleurs qui peuvent devenir invalidantes et conduire à des incapacités de travail.
Quels sont ces troubles et leurs facteurs de risque ? Comment les prévenir ?
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Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent 78% des maladies professionnelles reconnues en 2007 par la Caisse nationale d’assurance
Quatre de ces maladies professionnelles reconnues sur cinq sont des troubles musculo-squelettiques (TMS.)
36 926, c'est le nombre de nouveaux TMS indemnisés pour les actifs du régime général (chiffre 2008). Ce qui représente 8,4 million de journées de travail perdues.
Tendinites de l’épaule et du coude, douleurs au poignet, lombalgies, syndrome du canal carpien … les troubles musculo-squelettiques peuvent affecter l'ensemble de l'appareil locomoteur : muscles, tendons, squelette, carthilages, ligaments et nerfs.
Les TMS se traduisent par des douleurs de plus en plus gênantes, voire invalidantes pouvant conduire à une incapacité de travail. Au début, ces affections se manifestent par une sensation d’irritation ou de fourmillement, une fatigue musculaire puis une douleur pouvant entraîner un handicap dans la vie professionnelle et la vie privée.
Les troubles musculo-squelettiques regroupent une quinzaine de maladies touchant les tissus mous situés autour des articulations. Ils sont localisés au niveau des doigts, du poignet, du coude, des épaules, de la nuque, des genoux, des chevilles...
Le syndrome du canal carpien est la pathologie la plus connue et la plus répandue ; les tendinites sont aussi des formes fréquentes de TMS, tout comme l'épicondylite, et aussi les lombalgies (dos).
Au cours de la vie professionnelle, ce sont les facteurs biomécaniques (travail en force, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, matériel de manutention défaillant ou inapproprié, etc.) associés à une organisation de travail inadaptée avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d’isolement, obligation de résultats, niveau de décision, etc.) qui entraînent les TMS.
Au-delà des caractéristiques individuelles des salariés (âge, état de santé, histoire individuelle…), les facteurs de risques dépendent donc principalement de l’organisation du travail qui laisse ou non au salarié une marge de manœuvre pour réguler son activité (possibilité de changer de position, de se détendre, d’être aidé par un collègue...) et réaliser son travail dans des conditions psychologiques plus confortables.
Les TMS touchent presque toutes les professions et les entreprises de toute taille.
Les secteurs d’activité principalement touchés sont l'industrie agroalimentaire, la métallurgie, la grande distribution, le BTP, les services aux personnes.
Les TMS concernent aussi bien les hommes que les femmes quel que soit leur âge.
En France, les troubles musculo-squelettiques sont reconnues au titre des maladies professionnelles.
La lutte contre les troubles musculo-squelettiques suppose une démarche de prévention durable qui s'inscrit dans la politique de maîtrise des risques professionnels au sein de l'entreprise.
Les différents acteurs (direction, salariés, CHSCT, délégués du personnel, médecin du travail…) doivent être impliqués dans le processus d'analyse et d'actions correctives à mettre en place :