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La prévention par la vaccination

Médecin qui vaccine une jeune enfant

Dossier, 3/22/11

L'objectif de la vaccination est de nous protéger de certaines maladies infectieuses qui peuvent être graves voire mortelles (la rougeole, la coqueluche, la méningite à pneumocoque...).

Pourquoi et quand se faire vacciner ? Pourquoi certaines vaccinations sont-elles obligatoires et d'autres seulement recommandées ? Quelles sont les recommandations en matière de vaccination ?

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Sources : Ministère de la Santé, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes)

Sommaire

La vaccination : pourquoi et comment ?

La vaccination : en se protégeant soi-même, on protége aussi les autres

La vaccination est un geste de prévention indispensable qui a un double intérêt :

  • se protéger soi-même de certaines maladies infectieuses qui peuvent être dangereuses, voire mortelles dans certains cas,
  • éviter de transmettre l’infection dans la collectivité.

En évitant de s’infecter soi-même, on évite de contaminer les autres. En étant soi-même vacciné, on protège ses proches et on participe à la lutte contre les épidémies. 

Le mécanisme de la vaccination

La vaccination consiste à introduire dans l’organisme, soit par la bouche, soit par une piqûre, une préparation dérivée d’un agent infectieux spécifique, un virus ou une bactérie.

Cette vaccination nous protège en stimulant les défenses de notre organisme vis-à-vis de ce virus ou de cette bactérie. L’organisme garde ensuite en mémoire ce système de défense. S’il vient à rencontrer à nouveau le virus ou la bactérie en question, il est prêt à combattre rapidement l’infection et se protège ainsi de la maladie.

La vaccination : des rappels réguliers sont souvent nécessaires

Pour chaque vaccination, n’oubliez pas :

  • de respecter le nombre et les intervalles entre les injections,
  • de faire inscrire par le médecin, le nom du vaccin, le numéro du lot et la date de vaccination.

La vaccination, dès les premiers mois de la vie

Certains vaccins peuvent être faits dès l’âge de 2 mois : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche...et parfois à la naissance : BCG pour les enfants à risque de tuberculose.

La vaccination, tout au long de la vie

Pour acquérir une immunité de base, plusieurs injections sont souvent nécessaires. Par la suite, certains vaccins nécessitent des rappels réguliers afin de maintenir une protection suffisante et durable.

Pour certains vaccins spécifiques, comme celui contre la grippe par exemple, la vaccination est recommandée chaque année à partir de l'âge de six mois pour les personnes à risques et pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.

Les vaccinations obligatoires et les vaccinations recommandées

Calendrier vaccinal 2011

  • Avec 5000 cas déclarés en 2011, la préoccupation principale reste la rougeole, d’où le renforcement du rattrapage vaccinal imposant à toutes personnes nées depuis 1980 (âgées de 18 à 31 ans révolus) deux doses du vaccin ROR (rougeole, oreillons rubéole) si pas de vaccin antérieur, ou une dose si une seule dose vaccinale antérieure.
  • Les deux vaccins contre les infections à papillomavirus sont désormais considérés comme équivalents.

Source : le Calendrier des vaccinations et les recommandations vaccinales 2011 selon l’avis du Haut Conseil de la santé 

Les seules vaccinations obligatoires aujourd'hui pour l'ensemble de la population sont la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

 

Les vaccinations vivement recommandées à l'ensemble de la population (dès le premier âge) sont inscrites dans un calendrier vaccinal.

Les principales vaccinations recommandées sont celles qui agissent contre :

Le calendrier vaccinal détaillé sur sante.gouv.fr

Le calendrier vaccinal simplifié

Où et par qui se faire vacciner ?

Les bénéficiaires du vaccin antigrippal gratuit

L'Assurance Maladie prend en charge à 100 % le vaccin antigrippal pour :

  • Les personnes âgées de 65 ans et plus.
  • Les personnes atteintes de certaines affections de longue durée (ALD).
  • Les personnes atteintes de tous types d'asthme ou de broncho-pneumopathie chronique obstructive obstructive (ne relevant pas d'une ALD). 
  • Les personnes atteintes de maladie coronarienne ou ayant des antécédents d’accidents vasculaires cérébraux.
  • Les enfants et adolescents de 6 mois à 18 ans, dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique (syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile).
  • Les femmes enceintes et les personnes souffrant d'obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30. 
  • Les médecins généralistes, les infirmier(e)s et les sages-femmes exerçant une activité libérale.

 

En savoir plus sur les bénéficiaires et les conditions de prise en charge sur ameli.fr

La grande majorité des vaccinations est effectuée par les médecins généralistes et les pédiatres.

 

Les vaccinations peuvent aussi se faire :                       

  • dans les centres de vaccination publics (la liste des centres où la vaccination est gratuite est disponible dans les mairies, les Agences régionales de santé (ARS) ou le Conseil général du département) ;
  • dans les centres de Protection maternelle et infantile (PMI) pour les enfants de moins de sept ans ;
  • dans les services de médecine du travail ;
  • dans les centres de vaccination pour les voyageurs ;
  • par les infirmiers sur prescription médicale (depuis septembre 2008, les infirmiers peuvent vacciner, sans prescription médicale, certains patients contre la grippe à l’exception de la première injection) ;
  • par les sages-femmes qui peuvent prescrire et réaliser certaines vaccinations.

 

En cas de menace d’épidémie, l’État peut être amené à organiser la vaccination de certains groupes ou catégories de population.