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Dossier, 12/11/09
Avec l’arrivée des traitements efficaces la vigilance a tendance à se relâcher.
Pourtant le virus du SIDA (Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise) n’est pas vaincu et la guérison définitive n’est pas totalement acquise.
Comme les autres infections sexuellement transmissibles (IST), l’infection se transmet principalement par voie sexuelle. Les conseils de prévention sont donc les mêmes.
dépistage, IST, maladie virale, prévention sida
Conception-rédaction : ADD HUMAN Cie en collaboration avec le Dr Michel Janier, professeur au Collège de Médecine, dermato-vénérologue à l’Hôpital St Joseph, Paris et responsable du centre MST à l’Hôpital St-Louis, Paris
Le VIH / le SIDA en chiffres (1)
Dans le monde, 33 millions de personnes sont porteuses du VIH (elles sont séropositives).
En France, au moins 150 000 personnes sont séropositives et plus de 30 000 personnes ignorent qu’elles le sont. 6 300 personnes découvrent chaque année leur séropositivité.
Parmi les jeunes Français (2) :
81 % disent que le sida leur fait peur et pourtant...
1 - Infos Sidaction 2008.
2 - Etude MSN, Sidaction et MTV réalisée par l’Ifop en 2008.
SIDA : les idées fausses
22 % des jeunes pensent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida, ce qui est faux.
Il n’y a pas non plus de vaccin préventif, et la recherche en est encore bien loin.
Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont par définition contagieuses.
La plupart d’entre elles se soignent facilement, mais non traitées, elles peuvent entraîner de graves complications (stérilité, cancer du col de l’utérus, maladies neurologiques, cirrhose, cancer du foie...).
Les IST fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du SIDA. Voici les principales IST.
De nombreuses IST passent totalement inaperçues.
Souvent, elles ne se manifestent par aucun symptôme pendant des mois, voire des années. Et pourtant, la personne est infectée et contagieuse !
Préservatifs : les précautions d'emploi
Il ne faut jamais utiliser les préservatifs masculin et féminin en même temps, ils risquent de ne pas rester en place.
Attention, les spermicides locaux (sprays, gelées, ovules) ne protègent pas des IST ni du VIH.
Pour se protéger des IST et du sida, seul le préservatif est efficace à condition d’être bien utilisé.
En pratique
N’utilisez ni les ongles, ni les dents, ni un objet coupant.

Les lubrifiants
Il ne faut utiliser que des gels à base d’eau. Les produits gras comme les crèmes, la vaseline ou les huiles abîment le préservatif et le rendent inefficace.
Les goûts et les couleurs
Il existe des préservatifs de différentes tailles, de différentes épaisseurs, des « sans-latex » pour les personnes allergiques, à effet retard sur l’éjaculation, des préservatifs parfumés (fraise, banane, chocolat, menthe, vanille...), des fantaisistes dont il faut toujours vérifier la norme CE...
Plus large que le préservatif masculin, il se place à l’intérieur du vagin grâce à un anneau souple. Il a l’avantage de pouvoir être mis en place quelques heures avant un rapport sexuel. En polyuréthane lubrifié, il constitue une alternative en cas d’allergie au latex.
Si vous pensez avoir été confronté à une situation à risque, par exemple une relation sexuelle sans préservatif ou une rupture de préservatif avec un partenaire occasionnel (surtout s’il est susceptible d’avoir eu de multiples partenaires), il est important de consulter au plus vite un médecin. Celui-ci évaluera avec vous les risques et pourra vous proposer un test de dépistage, et éventuellement un traitement d’urgence gratuit.
On peut dépister la présence du virus du sida dès le 15ème jour après une prise de risque.
En attendant, il faudra se protéger ainsi que son ou sa partenaire. Si vous vivez une relation stable et voulez abandonner l’utilisation du préservatif, il est conseillé que les deux partenaires pratiquent un test de dépistage avant (au moins 6 semaines après la dernière situation à risque).
Les IST peuvent provoquer un écoulement vaginal ou urétral (gonococcie, chlamydia, trichomonas), des plaies (syphilis, herpès, primo-infection VIH), des verrues et des boutons (syphilis, condylomes), des douleurs au bas-ventre, des ganglions à l’aine, des brûlures en urinant...
Comme certaines ne provoquent pas de symptômes visibles pendant des années, le dépistage est essentiel. Selon les IST, il se fait par un examen médical, par prise de sang, par analyse d’urines ou par prélèvement local.
Il est conseillé de faire régulièrement : un frottis de dépistage (cancer du col utérin), un dépistage des chlamydias dans les urines, un dépistage du VIH et de la syphilis, ceci bien entendu en fonction des prises de risque.
Vaccin contre l’hépatite B
La vaccination est fortement recommandée, car l’hépatite B est une maladie grave.
Vaccin contre les Virus des Papillomes Humains (VPH)
Disponible depuis peu, ce vaccin protège contre certains VPH responsables de cancers du col de l’utérus, mais aussi de verrues génitales.
Il est recommandé chez les jeunes filles à partir de 14 ans, au plus tard dans l’année suivant le début de la vie sexuelle.
Avec les IST, pas d’angoisse excessive. Sachez surtout ne pas vous mettre en situation à risque.
Transmission du virus du SIDA : ce qu'il faut savoir
Le virus ne se transmet pas par :
Etre séropositif pour le VIH (virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida), c’est être porteur du virus même si aucun signe de la maladie n’apparaît. Le virus détruit progressivement les défenses immunitaires (le taux de lymphocytes T4). Lorsque celles-ci sont trop faibles, c’est le stade du sida, qui survient après un nombre d’années variable (une dizaine d’années en moyenne). Le traitement doit alors être instauré et poursuivi à vie.
Il existe trois voies de transmission du virus d'une personne séropositive à une autre :
Se caresser, se masturber sont sans risque.
Lors de l’échange de seringues chez les usagers de drogues ou par contact avec une plaie ouverte.
Pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.
Comme le VIH, les IST se transmettent lors des relations sexuelles (rapport bucco-génital, vaginal ou anal) et certaines par le sang, voire de la mère au foetus ou à l’enfant. Le risque de transmission par rapport bucco-génital est élevé pour certaines IST dont la syphilis.
VIH/Sida et maladies sexuellement transmissibles : les lignes téléphoniques d’information
24h sur 24, confidentiel, anonyme et gratuit.
Confidentiel, anonyme et gratuit.
C’est le premier interlocuteur vers qui vous pouvez vous tourner pour demander conseil, évaluer une situation à risque ou pour diagnostiquer une IST.
Le dermatologue c’est aussi le spécialiste des maladies vénériennes.
C’est l’interlocuteur privilégié des femmes pour la contraception et le suivi gynécologique (frottis de dépistage, etc.).