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Dossier, 1/5/12
Toutes les études scientifiques, françaises et étrangères, démontrent l’existence d’un lien entre le fait de téléphoner en conduisant et le sur-risque d’accident. Ce risque est indépendant du type de téléphone utilisé, qu’il soit tenu en main, équipé d’une oreillette ou muni d’un kit mains libres. Le nombre d’accidents pourrait être réduit de 7 à 8 % si aucun conducteur ne téléphonait au volant.
Téléphoner en conduisant : ce que dit le code de la route
L’usage d’un téléphone tenu en main au volant est formellement interdit. Pour l'usage du téléphone portable en conduisant (hors kit mains libres), depuis le 5 janvier 2012 l'amende est de 135 euros (contre 35 auparavant) en plus d'un retrait de 3 points de permis (contre 2 auparavant).
Près de la moitié des conducteurs décrochent leur téléphone dans les 2 secondes, dans l’urgence, donnant la priorité à cette tâche. L’attention n’est plus portée sur la conduite.
Le téléphone, même avec une oreillette ou un kit mains libres, modifie le comportement et la capacité à réagir. L’attention portée à la conduite diminue, que le conducteur ait ou non l’habitude d’utiliser un portable et quel que soit son âge.
Lors de la communication, le conducteur se focalise sur le devant de la route, regarde moins souvent dans ses rétroviseurs et sur les côtés, fait moins attention à la signalisation et aux autres usagers.
Le véhicule tend à ralentir légèrement et à zigzaguer : il franchit la ligne médiane plus souvent.
En cas d’imprévu, le temps de réaction augmente de 50 % en moyenne, que le téléphone soit tenu en main ou avec une oreillette. La distance d’arrêt est donc plus grande et le choc plus violent.

Conduire en téléphonant est moins dangereux avec une oreillette ou un kit mains libres.
L’augmentation du risque d’accident est essentiellement due à la perte d’attention provoquée par la conversation téléphonique. Cette perte d’attention est identique que le conducteur utilise un kit mains libres, une oreillette ou un téléphone tenu en main.
Téléphoner en conduisant n’est pas plus risqué que de discuter avec son passager.
Contrairement à un passager, un interlocuteur téléphonique ne voit pas ce qui se passe sur la route et ne s’interrompra pas de parler en cas de danger.
Marcher dans la rue en téléphonant est sans danger.
Piéton, vous êtes aussi un usager en circulation, qui plus est fragile. En téléphonant, vous risquez de mal percevoir ce qui vous entoure et de ne pas prendre le temps d’analyser une situation dangereuse, notamment lors de la traversée de la chaussée
En cas d’accident ou de panne, arrêtez-vous dans un endroit sécurisé pour téléphoner aux secours
Pas question de nier l’intérêt du portable, utile en cas de panne ou d’accident.
Si vous êtes témoin d’un accident, arrêtez-vous dans un endroit sécurisé pour téléphoner aux secours ou demandez à un passager de le faire immédiatement.
De toute l’Europe, vous pouvez composer le 112 en cas d’urgence.
Pour ne conserver que les aspects positifs du portable, il est impératif de respecter quelques règles de sécurité.
Certains professionnels jugent indispensable dans le cadre de leur travail de pouvoir être joints à tout moment, même au volant.
Mais on doit se poser certaines questions : puis-je intégrer différentes sonneries pour savoir qui appelle ? Quel est le degré d’urgence des appels ? Est-ce le meilleur moment pour prendre une décision ?