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Dossier, 9/20/10
Chaque année, plus de quatre millions de Français sont victimes d'accidents de la vie courante (AcVC) : chute, noyade, brûlure, électrocution...
Si la plupart s'en sort avec quelques blessures, d'autres doivent apprendre à vivre avec un handicap et près de 19 000 en meurent ! Focus sur ces accidents de la vie quotidienne qui sont la troisième cause de mortalité en France.
Un accident de la vie courante (AcVC) est un traumatisme non intentionnel subi par une personne, qui n’est ni un accident de la route, ni un accident du travail.
Entrent dans cette catégorie :

Répartition des accidents de la vie courante selon le lieu (en %)
(Source Réseau Epac, Enquête permanente, Résultats 2007)
Epac : enquête permanente sur les accidents de la vie courante réalisée par l'Institut de veille sanitaire - InVS
Répartition des accidents de la vie courante selon l'activité (en %)
(Source Réseau Epac, Enquête permanente, Résultats 2007)
| Activité | population entière | enfants | personnes âgées |
| Loisirs/jeux | 34,9 | 59 | 7,3 |
| Sports | 17,2 | 17,2 | 0,9 |
| Activité domestique | 7,6 | 3,2 | 12,1 |
| Bricolage | 3,4 | 0,3 | 4,1 |
| Activité vitale | 6,8 | 5,9 | 10,3 |
| Autres (dont la marche) | 30,1 | 14,4 | 65,3 |
Répartition des AcVC selon le mécanisme et l'âge
(Source Réseau Epac, Enquête permanente, Résultats 2007)


Chez les enfants de moins de 15 ans, les lieux d'accidents sont les mêmes quel que soit le sexe. Le lieu où se produisent les accidents d'enfants est le plus souvent la maison (48 %) et les lieux publics (39 %) dont la moitié dans les aires de sports et de jeux.
Les mécanismes les plus fréquents sont les chutes (60 %), suivies des coups et collisions (19 %).
S'y ajoutent les risques d'intoxication accidentelle (faible chez les enfants), de suffocation (la mortalité infantile liée à ce risque a fortement diminué au cours des dernières années) et de brûlure (feu, objets ou liquides chauds).

Depuis le début des années 80, le nombre de décès par suffocation de personnes âgées de plus de 65 ans a été multiplié par près de 3. Les maladies du système nerveux (démence, troubles mentaux, maladies vasculaire cérébrales...) sont des facteurs d'accroissement important du risque de suffocation chez la personne âgée.